Une démarche écologique et éthique
Maroussia / le 10/09/2025
S’offrir le bonheur de voyager ne doit pas ternir le pays, ni altérer le fonctionnement des écosystèmes.
ElSouraya Voyage est une agence égyptienne. S’engager et grandir sainement au cœur du tourisme en Egypte est un défi qui pousse nos réflexions vers des ajustements de pratique. La conscience de l’impact de la présence de multiples voyageurs qui se succèdent génère une obligation de changement d’attitude dans le tourisme égyptien.
S’offrir le bonheur de voyager ne doit pas ternir le pays, ni altérer le fonctionnement des écosystèmes.
Ainsi, pas à pas et en s’appuyant sur nos observations, notre démarche de respect s’impose.
L’approche des dauphins, des animaux marins et des coraux.
Lorsque nous accueillons un groupe dans le lagon de Sataya, nous énonçons une charte de conduite dans l’eau. Il est indiqué de ne jamais toucher un dauphin, un poisson ou quelqu’autre animal marin. Nous invitons le voyageur à nager les bras le long du corps, lorsqu’il est en présence des cétacés. Le dauphin est recouvert d’une pellicule de mucus qui le protège des bactéries. Le toucher altère sa peau et vulnérabilise l’animal.
Outre le respect, la dangerosité.
Les raies, les rascasses et la murène ont un système de défense élaboré qui nous maintient à distance quand on le connaît ! Le corail est une espèce animale fragile qui participe à l’équilibre des fonds marins. Au contact de la peau humaine, il libère des toxines qui provoquent des brûlures ou éruptions cutanées. Dans les coraux, les poissons se mettent à l’abri des prédateurs. Le corail joue le rôle de matrice pour la reproduction de milliers d’espèces marines.
De la modération pour préserver l’environnement.
C’est aussi pour cela que nous limitons l’application des crèmes solaires par l’utilisation de combinaisons ou exigeons l’utilisation des produits d’hygiène certifiés d’origine naturelle. Une utilisation excessive de crèmes “écran total” laisse une pellicule grasse obstruant le passage de la lumière dans les fonds marins.
Dans une journée à Sataya, seules deux sorties en mer sont consacrées à l’approche des dauphins. La troisième sortie du jour, nos guides nous accompagnent en randonnée aquatique pour contempler la barrière de corail, ses couleurs et ses poissons. La modération est compatible avec la contemplation. Nous savourons la présence des dauphins dans leur milieu naturel sans les forcer ou les poursuivre.
Jamais nous n’attirons les animaux marins avec de la nourriture. Cela les détournerait de leurs habitudes nutritives saines et nuirait à leur autonomie.
Nous prenons le temps de la rencontre au moment où elle se donne de manière fluide.
Moins de plastique et une alimentation locale saine.
Les repas sont préparés sur place par des cuisiniers attentifs à la variété alimentaire. Ils préparent des plats traditionnels égyptiens et des plats qui conviennent aux goûts habituels des européens. Les produits sont frais, d’origine naturelle et nous favorisons les circuits courts et les producteurs locaux.
Une fontaine de distribution d’eau minérale est à disposition sur le bateau et dans les hôtels de la vallée du Nil. En offrant une belle gourde métallique à ses voyageurs, l’agence Elsouraya évite de jeter 840 bouteilles d’eau par séjour d’une semaine. C’est autant de plastique qui ne sera pas brûlé, enterré dans le désert ou emporté par le vent vers la mer !
Louer, ne pas acheter pour une seule fois !
La randonnée palmée occupe la majeure partie de notre temps en mer. Autant l’équipement favorise la fluidité et le confort dans l’eau, autant il est encombrant et cher à l’achat, comme au transport en soute !
Afin de ne plus obliger chaque voyageur à acheter et transporter une combinaison, des palmes, un masque et un tuba (qui parfois ne serviront plus jamais !), l’agence propose un service de location de matériel. Il suffit de communiquer sa taille et pointure en amont pour se voir distribuer sur le bateau un équipement adapté pour la semaine de snorkeling.
Un petit geste qui change tout !
Lorsqu’on revient d’une semaine sur le bateau et qu’on accoste sur une île déserte, outre l’éventuel balancement déséquilibrant, une désolation vient ternir notre retour sur terre en douceur. La mer recrache ses déchets de plastique sur ce site paradisiaque ! Plutôt que de s’attarder à critiquer le non-respect, ElSouraya s’engage. Nous ramenons les déchets aux bateaux pour finir à la station de collecte. Les voyageurs qui le souhaitent se joignent au ramassage avec l’équipe de l’agence.
Une réserve naturelle préservée.
Au niveau national, des associations se mobilisent pour la préservation de l’environnement en Egypte. Localement à Marsa Alam, c’est l’association de protection de Wadi el Gemal qui englobe le secteur de Sataya et du Parc National de la Vallée des Chameaux. ElSouraya reverse 14% de chaque séjour à cet organisme pour soutenir les démarches de protection de cette zone naturelle de la mer au désert.
Respecter l’environnement mais aussi les égyptiens !
Si nos séjours sont d’une qualité remarquable, c’est parce que des dizaines de femmes et d’hommes œuvrent pour que les voyageurs soient accueillis majestueusement. Cette extraordinaire hospitalité est rémunérée équitablement par l’agence ElSouraya. Nous estimons que les acteurs locaux méritent un salaire conséquent et doivent bénéficier d’une protection sociale. Ce qui n’est pas courant dans les pratiques touristiques locales.
Nous avons aussi mis fin à l’attente de pourboire qui dénature la relation au touriste. Chaque salarié des séjours est conscient de sa rémunération équitable et solidaire, il n’a plus besoin de compter sur une éventuelle générosité supplémentaire pour arrondir sa fin de mois.